Il était une fois, car toutes les histoires commencent ainsi. Il était une fois donc, une médiathèque qui peina à voir enfin le jour. Et ce, parce qu'elle était maudite.

Longtemps, des hommes et des femmes avaient débattu de l'intérêt de ce projet. Un jour enfin, ils se décidèrent et commencèrent les démarches pour la faire sortir de terre. Mais un nouvel obstacle se présenta, la paperasse administrative et juridique. Avant qu'une première pierre puisse être posée, il fallait en passer par des marchés et des consultations qui décideraient de ceux qui travailleraient sur la chantier. Quand cela fut fait, les travaux pouvaient commencer. La construction de cette structure de verre et de briques ne se fit pas sans encombres et connut moult péripéties. Longtemps ceux qui allaient y travailler ont patienté jusqu'à désespérer de pouvoir un jour gagner la médiathèque et même de la voir achevée. De semaines en semaines, de mois en mois, puis d'années en années. Des travaux qui ne commençaient pas puis qui devaient s'interrompre à plusieurs reprises. Les ruines d'un passé pas très extraordinaire deviennent une entrave à la culture du futur. En effet, sous la terre, la pierre. Celle d'un ancien pont, jadis emprunter par des villageois, aujourd'hui découvert par pelles et autres Manitou. Qu'allait-il advenir de ce vestige d'un autre temps sur les lieux d'un bâtiment de l'avenir ?

Le monde obscur du travail assombrit à son tour l'édification du lieu sacré. Certains ouvriers ne seraient pas ce qu'ils sont sensés être et probablement où ils devraient être. Tout cela retardait sans cesse le moment où les futurs adhérents pourraient fouler le sol en linoléum de la médiathèque.

Des dates d'ouverture étaient annoncées pour mieux être repoussées. Mais qu'est-ce qui empêchait ainsi la médiathèque de se construire ? Qui était responsable ? Qui ou quoi ? Les lieux étaient-ils victimes... d'une malédiction ?

 

A suivre...