Mais je les ai défiées pour venir travailler.

D'abord, le froid. J'ai revêtu une seyante tenue composée de bottes blanches fourrées et à pompons, un pull en laine et pour l'extérieur, j'ai ajouté le bonnet assorti à l'écharpe en laine, les gants et bien sûr, un manteau. Parée !

Maintenant, le givre. J'avais aperçu ses effets sur les toits des voitures. Mon véhicule n'avait pas été épargné et était recouvert d'une couche de givre. J'ai allumé le moteur, lancé le dégivrage, à fond. Puis, munie de mon arme spéciale, j'ai attaqué le morceau et j'ai gratté. Durement, c'est qu'elle était tenace. Bienveillante, après avoir rendu toute visibilité à la conductrice que je suis, je suis allée gratter un peu la voiture de mon cher et tendre. Dans ma grande bonté, je lui ai même laissé mon grattoir car il n'était plus sûr d'en avoir un et pour qu'il puisse finir le travail.

Bien évidemment, tout cela m'a un peu mise en retard mais c'était nécessaire. La météo n'avait pourtant pas fini de se jouer de moi et me réserver encore une épreuve.

A mi-chemin, je me suis retrouvée envahie par un brouillard dense. Je n'ai eu crainte. J'ai allumé mes feux antibrouillards et ai adapté ma conduite et ma vitesse à ces nouveaux paramètres environnementaux. J'ai l'air trop pro comme ça ! Ma voiture a voulu faire sa kéké, genre moi aussi j'affronte trop bien les éléments et je maîtrise et a décidé de mettre les essuie-glaces en route, alors qu'il n'y avait pas une goutte sur le pare-brise. Décidément, les essuie-glaces automatiques, c'est vraiment n'importe quoi, ça se met en marche quand il n'y a rien ou presque et d'autres fois, ça laisse le pare-brise recouvert de gouttes avec une visibilité plus que moyenne pour le conducteur ! Allez comprendre.

Je suis finalement arrivée à destination, en retard mais sans encombre. Maintenant, il ne me reste plus qu'à affronter le froid de la médiathèque.