Aujourd'hui, comme nombre de lundis, en est encore un bon exemple.

Levée par le doux son des enfants réveillés, ma folle journée de maman commence. Je tente de gérer quelques obligations de femme/mère/épouse/propriétaire/amie (aucune mention n'est à barrer) avec ma plus jeune progéniture. La coopération n'est pas son fort et je dois parfois ruser pour qu'elle daigne ne pas trop me faire chier m'embêter avec son petit caractère.

Après un bon repas (enfin un truc vite fait bien fait pour moi en général), je la mets au lit dans l'espoir souvent insensé qu'elle me fasse une sieste de 2h30 (alors que bien souvent, elle joue, crie, chante pendant 1h30 et finit par s'endormir ½ heure avant que je ne doive la lever). Je profite de ce temps de pseudo tranquillité pour m'affaler comme une merde dans mon canapé et mater la téloche (j'aimerais bien), gérer une lessive, ranger un peu et envoyer quelques mails pros.

Il est ensuite temps d'aller chercher la belle au bois dormant, allongée sur le ventre, en diagonale, à côté de son oreiller et de sa couette, une jambe dépassant nonchalamment de son lit à barreaux. Nous partons récupérer son frère à l'école. Comme je suis une mère exceptionnelle, je prends la trottinette du grand, le tricycle de la petite et le goûter des deux. Une fois La Crapouille récupérée, nous nous rendons au parc pour profiter du soleil, des arbres, de la joie de s'amuser avec d'autres enfants tout en glissant sur un toboggan, pour les fatiguer, les épuiser, les user pour les mettre vite au lit (mince, c'était pas la deuxième partie que j'aurais dû barrer?!).

Après s'être joyeusement ébroués, c'est la course de fin de journée. Préparer un délicieux repas équilibré, leur donner le bain, les nourrir, les coucher et tout ça avant 20h car les petites terreurs sont fatiguées (yes, mission accomplie!). Bien sûr, le repas est un peu long à préparer, j'ai la plus jeune dans les pattes ce qui ne me facilite pas la tâche et elle finit par m'user psychologiquement. Je les trempe dans l'eau (du bain, pas du repas, tout de même, je ne suis pas un monstre), assez longtemps pour qu'ils aient l'impression de s'amuser. Je les sors pour les mettre directement sur leur chaise et leur servir le dîner. L'homme vient de rentrer (mince, maintenant c'est lui que je vais avoir dans les pattes), il va pouvoir me gêner le moins possible tout en m'aidant un peu (tâche non aisée s'il en est mais il le sait!).

Vient enfin l'heure du coucher. Ce moment où tu regardes l'heure, qu'il est 19h40 et que tu penses que tu vas réussir à les coucher tôt. Ah ah ah ! Il faut encore qu'ils montent les escaliers, se brossent les dents, fassent leur pause pipi, fasse encore une petite bêtise ou deux, que nous fassions le rituel du coucher des deux (lecture et chanson) mais chacun leur tour et... Ah ben il est 20h, finalement ils ne sont pas couchés plus tôt que d'habitude.

La journée n'est pourtant pas finie, les reliefs de fin de repas attendent encore sur la table, notamment les nombreuse tâches ou petites miettes de nourriture laissées sournoisement pas nos chères têtes blondes. On débarrasse, on nettoie, on range deux ou trois trucs. Je vais enfin pouvoir me doucher. C'est à peu près mon moment le plus paisible de la journée d'ailleurs. Je prends mon temps dans la salle de bain. Je profite de chaque instant de silence où un enfant n'essaie pas de rentrer dans les toilettes alors que j'essaie de répondre à un besoin naturel. Je prends ma douche, m'étale ma crème sur tout le corps, j'enfile mon pyjama (so sexy!) et je descends. Finalement, par honnêteté, je devrais dire que ma vie de femme (pas épouse, juste femme mais surtout, plus seulement mère) commence quand je monte prendre ma douche, soit vers 20h30.

Ca ne change pas grand chose pour autant. Je suis crevée, je baille avec une bouche aussi grande ouverte que la nana de la vieille pub Perrier et je ne rêve que d'une chose, me nicher sous ma couette et m'endormir dans les bras de Morphée (qui parfois ressemblent à ceux de mon homme mais je peux y rester trop longtemps, il souffle fort, c'est un dragon!).

Dommage, j'aurais bien voulu en profiter mais que voulez-vous ? Une heure, presque deux, c'est déjà pas mal. Être parent apprend à être moins exigeant !

 

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