Un doigt défiguré, un livre d'horreur, une escalade qui a mal tournée, la semaine a été rude. Je passe sur les soucis informatiques, tellement réguliers que même les adhérents ne s'en plaignent plus, lassés par l'habitude.

Nous pensions en avoir fini, au moins pour la semaine mais nous nous fourvoyions. Un nouveau drame se préparait, aussi inattendu que surprenant, aussi tragique qu'insolite. Face à tant d'horreur, il semble qu'une âme sensible n'ait pas trouvé la force de supporter cet enchaînement de malheurs. C'est ma collègue qui l'a découvert. Heureusement, c'est aussi une femme forte et donc, contrairement aux séries télé, elle n'a pas poussé de cri perçant en voyant son corps. Elle m'en a informé, simplement, sans même être submergée par l'émotion. Je suis allée faire le constat de cette triste nouvelle. Anéantie par ces catastrophes, elle avait mis fin à ses jours. Son corps flottait à la surface de l'eau. Pourquoi en était-elle arrivée là ? Nous ne le saurons jamais. Pourquoi avoir choisi la cuvette des toilettes ? Le mystère restera entier. Elle n'a laissé ni mot, ni consigne. C'est donc sans cérémonie que nous l'avons laissée partir pour un ailleurs, en tirant la chasse d'eau.

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RIP l'araignée