J'avais évoqué précédemment mes problèmes oculaires qui m’avaient fait voir une montre blanche alors qu'elle était violet pâle. J'avais soupçonné un complot du site de ventes qui aurait modifié la couleur, rien que pour m'embêter.

 

Et bien Showroomprivee.com le fameux site de ventes poursuit ses méfaits envers ma charmante personne.

 

Étape 1 : Reporter la période de livraison d'une commande de quelques jours. Devoir attendre, encore.

 

Étape 2 : A partir du site, dans la rubrique « Mes commandes », mettre un petit bouton « détail » concernant un produit de la commande en question, comme ça, l'air de rien. Apprendre que ce produit en question ne sera finalement pas livré. Être triste et désolée.

 

Étape 3 : Jouer les honnêtes commerciaux en envoyant un long mail d'excuse accusant le fournisseur de n'avoir pas fourni le bon nombre de produits, entraînant cette fâcheuse conséquence de ne pouvoir honorer toutes les commandes. Être vaguement touchée par ce geste. Comprendre (en râlant tout de même). Puis, réaliser que la paire annoncée manquante dans le mail n'est pas la même que celle du site. Être en plein doute sur ce que je vais avoir.

 

Étape 4 : Guetter encore et toujours sa boîte mail pour enfin avoir les codes qui serviront de Sésame pour retirer deux commandes au point relais. Trouver bizarre de ne pas les avoir encore reçus. Se rendre sur le site et constater que les deux commandes ont bien été livrées en point relais. Farfouiller et découvrir avec stupeur que ce n'est pas le relais choisi. Râler, pester, maudire le site.

 

Étape 5 : Leur envoyer un mail pour leur signaler que nous avons un petit doute sur le point de livraison. Ne pas être agressive tout de suite, ça ne sert à rien. Jouer les niaises. Rappeler tout de même que vous êtes déjà la victime d'une déception.

 

Étape 6 : Recevoir une réponse. Mais, ne pas recevoir la réponse à la question. Le déplaisir d'être tombée sur une personne trop zélée qui a encore voulu se confondre en excuse pour cette paire de chaussure qui n'habillera jamais vos pieds (ou celui de votre progéniture, car vous ne savez toujours pas) mais qui n'évoque à aucun moment leur livraison.

 

Étape 7 : Verbaliser à haute voix son mécontentement avec des mots que la décence m'interdit de retranscrire. Appeler. Tomber sur une personne qui prend les références des commandes et met en attente sans prévenir. Sympa (grimace qui montre les dents). Puis, entendre les bips distinctifs d'une fin de communication impromptue. Ça y est, être carrément énervée et fulminer. Rappeler. Prévenir tout de suite la nouvelle interlocutrice qu'elle a intérêt à bien faire son boulot sinon elle va prendre cher (en expliquant tout de même la raison et en précisant qu'on ne lui en veut pas à elle personnellement mais que, pas de bol, c'est elle qui trinque).

 

Étape 8 : Apprendre que tu te fais baiser avoir, qu'ils n'en ont rien à foutre de ton problème, qu'ils sont pieds et poings liés dans cette affaire, qu'ils sont presque tout puissant et que c'est toi qui va devoir t'écraser, qu'ils n'ont malheureusement que peu de solutions à apporter pour nous venir en aide. Ouais, j'en rajoute peut-être un peu.

Découvrir donc avec effroi que, soit tu te démerdes pour aller chercher tes commandes là où ça ne t'arrange pas. Soit, tu attends que tes commandes repartent dans leur locaux d'ici deux semaines, faire une nouvelle demande de livraison en point relais (et pas ailleurs car on ne peut pas changer un mode livraison), qu'elles soient de nouveau livrées après deux autres semaines, ce qui tombera avec ta chance du moment, pile quand tu seras toi-même absente deux semaines !

 

Étape 9 : Être dépitée, en plein désarroi, saisie d'une sorte de folie meurtrière tout autant que joyeusement débile et avoir les nerfs. Se résigner car à bout de patience, prendre ses deux enfants qu'on avait prévu de confiner à la maison à bout de bras et partir chercher les colis maudits.

 

Étape 10 : Car l'histoire ne pouvait se finir ainsi. Arborer fièrement une partie de ces fameuses commandes. Je les ai suffisamment attendues. Faire un long mail pour gratter, réclamer, exiger, demander, non mais !

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Qui sait, peut-être une suite bientôt...