Alors que je cherchais un visuel pour annoncer notre prochaine heure du conte pour les petits, je suis tombée sur une photo qui m'a interpellée.

Tout d'abord, elle a retenu mon attention par côté onirique et poétique.

Puis, je l'ai regardé avec un peu plus d'attention. Les lectures de ces deux jeunes enfants, a priori des garçons, prenaient forme au-dessus d'eux. Dinosaure, chevalier, je me suis dit que tout cela me semblait un peu stéréotypé. Et si nous avions eu deux filles, aurai-je vu se matérialiser des princesses et des fées ? J'en étais quelque peu agacée quand...

Enfin, mon œil scrutateur repère le détail qui n'en ai finalement pas un. La dernière représentation en filigrane des lectures des chérubins, des têtes blondes, de ces deux gamins innocents. Derrière les deux hommes armés, prêts à se battre, symbolisation d'une lecture d'action voire de violence, une autre symbolisation. Pas très subtile. Évocatrice. Voire tentatrice. Une lecture d'avenir, de leur avenir, quand nos deux charmants enfants si sages et si mignons avec leur nœud papillon deviendront des ados boutonneux et à la voix changeante, sous le joug impitoyable de leurs hormones. L'image d'une femme lascive dans une tenue des plus suggestives vient déjà hanter leurs jeunes esprits influençables. Était-il vraiment nécessaire de l'ajouter ?

Désormais, je ne peux m'empêcher de m'interroger. Pourquoi les deux garçons sourient-ils ?

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Évidemment, j'ai choisi une autre photographie pour mon affiche. Point de perversion dans cette image d'une petite fille faisant à la lecture à des ours en peluche. Enfin, j'espère...

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