Faut que j'vous dise

mardi 18 juillet 2017

Faut que j'vous dise, Simone de Beauvoir s'égare

Depuis la fin du mois de juin, nous préparons nos sacs mystère. Le principe, quatre à sept documents choisis autour d'un même thème, de l'album au CD en passant par le roman, le périodique ou encore le DVD. Emballés dans des journaux recyclés (pour résister encore un peu à la curiosité des adhérents) et mis en sac avec comme seul indice, un nom mystérieux (enfin, on essaie). Bref, nous étions en train de les préparer. Je voulais en faire un sur les femmes, en l'honneur des femmes, pour les femmes. Probablement touchée par le départ de Simone Veil, peut-être une façon inconsciente de lui rendre hommage, car la lutte est loin d'être terminée. Bien sûr, l'évidence était déjà de mettre un ouvrage la concernant. Mais, pas de chance (et en même temps, tant mieux), le seul livre que nous avions venait d'être emprunté. Je me rabats donc sur l'autre Simone ! Elle est en rayon ! Enfin, le livre sa biographie. Mais je ne le retrouve pas.

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Quelle est cette malédiction soudaine qui nous frappe et nous empêche de mettre les livres qu'on veut dans nos sacs ?! Déjà, Raoul était porté disparu. Pourtant, avec ses beaux poils rouges, impossible de le louper. Et maintenant Simone. Heureusement pour mon sac, Rosa Parks et Olympe de Gouges viennent à mon secours. Mais tout de même, ça m'embête. Avec ma collègue, nous cherchons, nous regardons, nous scrutons les rayons, mais pas de trace de cette femme engagée.

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Il faut parfois laisser le temps au temps. Ainsi, alors que je cherche le livre « avec un lapin et une maison » que me demande une jeune adhérente, mon regard se pose sur nos bacs à albums pour y découvrir avec autant de joie que de surprise teintée d'incompréhension : Raoul la terreur ! Dans le bac où il est sensé être, mystérieusement réapparu.

Quelques jours plus tard, alors que je cherchais une bande dessinée pour mon sac « Summer », je tombe nez à nez avec Simone ! Mais que faisait-elle ici ?! Le goût de l'indépendance, de l'aventure, du voyage... Allez savoir. Les femmes comme elles ne doivent sûrement pas être du genre à rester planter là, sur une étagère en attendant que quelqu'un ne les y ôte, les feuillette et les lise. Elles partent en quête d'un ailleurs, veulent découvrir le monde qui les entoure, faire des rencontres, ne pas s'enfermer au milieu de ses semblables mais connaître ceux qui sont différents. Je ne peux plus la mettre dans mon sac. Mais qu'importe, je l'emmènerai avec moi en vacances (et peut-être le sac « Beau Sexe » aussi) et toutes ensemble, nous serons libres de vivre de beaux moments.

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samedi 15 juillet 2017

Faut que j'vous dise, elle était peut-être atteinte du syndrome de Narcisse

Il y a peu, nous avions cru que face à l'horreur, au drame et autres soucis récurrents, une de nos visiteuses avait préféré mettre fin à cette pénible existence.

 

Peut de temps après, une de ces congénères avait décidé d'élier domicile dans ce une pièce désormais vaccant qu'est notre lieu d'aisance. Toute neuve dans notre structure (du moins est-ce ce que nous supposons), elle prend ses marques. Et pas n'importe lesquelles.

En effet, on ne le dit pas assez, mais les femmes (et certains hommes aussi), ne sont pas les seuls créatures coquettes. Ainsi, notre nouvelle locataire a-t-elle élu domicile sur le miroir ! Elle se mire et s'admire. Il est vrai que son esprit complexe ne nous a pas vraiment permis de savoir si elle prenait plaisir à se voir et se toucher au travers de la surface réfléchissante. Ou si, elle prenait son reflet pour une ennemie qu'elle tentait de combattre de ses frêles petites pattes.

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Quoiqu'il en soit, sa présence et son attitude nous font voir d'un jour nouveau le drame de sa collègue. Peut-être cette dernière était-elle simplement narcissique et voulait admirer à loisir son reflet dans l'eau des cabinets (quelle idée franchement!). Et comme Narcisse, de tant d'amour pour soi, son âme et son corps ont été emportés par l'objet du délit (et surtout par la chase d'eau!).

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mercredi 12 juillet 2017

Faut que j'vous dise, je me demande si je ne suis pas maudite

J'avais évoqué précédemment mes problèmes oculaires qui m’avaient fait voir une montre blanche alors qu'elle était violet pâle. J'avais soupçonné un complot du site de ventes qui aurait modifié la couleur, rien que pour m'embêter.

 

Et bien Showroomprivee.com le fameux site de ventes poursuit ses méfaits envers ma charmante personne.

 

Étape 1 : Reporter la période de livraison d'une commande de quelques jours. Devoir attendre, encore.

 

Étape 2 : A partir du site, dans la rubrique « Mes commandes », mettre un petit bouton « détail » concernant un produit de la commande en question, comme ça, l'air de rien. Apprendre que ce produit en question ne sera finalement pas livré. Être triste et désolée.

 

Étape 3 : Jouer les honnêtes commerciaux en envoyant un long mail d'excuse accusant le fournisseur de n'avoir pas fourni le bon nombre de produits, entraînant cette fâcheuse conséquence de ne pouvoir honorer toutes les commandes. Être vaguement touchée par ce geste. Comprendre (en râlant tout de même). Puis, réaliser que la paire annoncée manquante dans le mail n'est pas la même que celle du site. Être en plein doute sur ce que je vais avoir.

 

Étape 4 : Guetter encore et toujours sa boîte mail pour enfin avoir les codes qui serviront de Sésame pour retirer deux commandes au point relais. Trouver bizarre de ne pas les avoir encore reçus. Se rendre sur le site et constater que les deux commandes ont bien été livrées en point relais. Farfouiller et découvrir avec stupeur que ce n'est pas le relais choisi. Râler, pester, maudire le site.

 

Étape 5 : Leur envoyer un mail pour leur signaler que nous avons un petit doute sur le point de livraison. Ne pas être agressive tout de suite, ça ne sert à rien. Jouer les niaises. Rappeler tout de même que vous êtes déjà la victime d'une déception.

 

Étape 6 : Recevoir une réponse. Mais, ne pas recevoir la réponse à la question. Le déplaisir d'être tombée sur une personne trop zélée qui a encore voulu se confondre en excuse pour cette paire de chaussure qui n'habillera jamais vos pieds (ou celui de votre progéniture, car vous ne savez toujours pas) mais qui n'évoque à aucun moment leur livraison.

 

Étape 7 : Verbaliser à haute voix son mécontentement avec des mots que la décence m'interdit de retranscrire. Appeler. Tomber sur une personne qui prend les références des commandes et met en attente sans prévenir. Sympa (grimace qui montre les dents). Puis, entendre les bips distinctifs d'une fin de communication impromptue. Ça y est, être carrément énervée et fulminer. Rappeler. Prévenir tout de suite la nouvelle interlocutrice qu'elle a intérêt à bien faire son boulot sinon elle va prendre cher (en expliquant tout de même la raison et en précisant qu'on ne lui en veut pas à elle personnellement mais que, pas de bol, c'est elle qui trinque).

 

Étape 8 : Apprendre que tu te fais baiser avoir, qu'ils n'en ont rien à foutre de ton problème, qu'ils sont pieds et poings liés dans cette affaire, qu'ils sont presque tout puissant et que c'est toi qui va devoir t'écraser, qu'ils n'ont malheureusement que peu de solutions à apporter pour nous venir en aide. Ouais, j'en rajoute peut-être un peu.

Découvrir donc avec effroi que, soit tu te démerdes pour aller chercher tes commandes là où ça ne t'arrange pas. Soit, tu attends que tes commandes repartent dans leur locaux d'ici deux semaines, faire une nouvelle demande de livraison en point relais (et pas ailleurs car on ne peut pas changer un mode livraison), qu'elles soient de nouveau livrées après deux autres semaines, ce qui tombera avec ta chance du moment, pile quand tu seras toi-même absente deux semaines !

 

Étape 9 : Être dépitée, en plein désarroi, saisie d'une sorte de folie meurtrière tout autant que joyeusement débile et avoir les nerfs. Se résigner car à bout de patience, prendre ses deux enfants qu'on avait prévu de confiner à la maison à bout de bras et partir chercher les colis maudits.

 

Étape 10 : Car l'histoire ne pouvait se finir ainsi. Arborer fièrement une partie de ces fameuses commandes. Je les ai suffisamment attendues. Faire un long mail pour gratter, réclamer, exiger, demander, non mais !

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Qui sait, peut-être une suite bientôt...

 

 

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samedi 8 juillet 2017

Faut que j'vous dise, après l'horreur la loose

On dit qu'un bonheur ne vient jamais seul. Chez nous, si nous n'irons pas jusqu'à parler de malheur, on peut dire que les ennuis ne vont jamais seuls non plus.

Après la semaine de l'horreur dont j'ai récemment fait le récit, nous entrons désormais dans la semaine de la lose.

Je vous passerai les loses personnelles pour me contenter de la lose professionnelle. Pendant qu'un médecin vérifiait que ma collègue est apte au travail, je travaillais tranquillement sur des contrats. J'étais en pleine rédaction, concentrée sur mes chiffres quand soudain, plus rien. Un bruit de plombs qui sautent, de fusibles qui pètent et puis, c'est l’extinction. Mon ordi s'éteint (mais rien d'autre ne s'éveille), le téléphone m'abandonne, l'alarme s'alarme (mais sans bruit, Dieu merci). Je calme l'alarme. Je vérifie le tableau électrique mais bizarrement, tout est sur « on ». Nous avons (malheureusement) l'habitude de ce genre d'aléas, de ces petits désagréments mais là, je suis un peu perdue. Mon cerveau en perd ses moyens et ne parvient pas à trouver explication et ou solution.

Pour autant, je ne panique pas et commence mes appels au secours aux collègues au loin là-bas. Une interlocutrice, plus efficace dans ses réflexions que moi, me demande si c'est général. Encore éteinte (à l'image de tout ce qui me permet, ou presque, de travailler), je lui répond que c'est difficile à savoir en plein jour, si les lumières des voisins sont allumées ou pas ! Je me trouve presque spirituelle, en fait, je dois juste avoir l'air d'une bécasse. Elle m'invite à me renseigner chez un voisin. Tiens, pas bête, je suis juste entourée d'une école et d'une mairie ! A peine sortie, je subodore qu’effectivement, je ne suis pas seule dans la détresse, l'alarme de l'école semble bien en peine elle aussi. Le personnel de mairie me le confirme, panne générale sur tout le village.

Bon, tout va bien. Pas d'automate. Pas d'ordinateur pour le prêt secouru ni même un simple renseignement sur nos documents. Et puis, pas de clim et ça, c'est gênant aussi, ça fout en l'air ma super comm !

J'envoie ma collègue manger ailleurs (ben ouais, pas de micro-ondes!) et je m'occupe en préparant nos sacs mystère (une des activités qui ne nécessite pas forcément d'avoir l'électricité). Mais tout un village coupé du monde, ça fait beaucoup de gens qui râlent (et oui, on ne peut pas faire à manger et pas de lumière aux toilettes non plus!). Donc, vers 12h15, tout est revenu.

Oui, enfin, presque. A chaque fois que nous avons la moindre petite coupure, quelque chose ne revient pas. Bien souvent, c'est Internet. Nous sommes opérationnelles mais coupées du monde moderne (alors que maintenant, je pourrais publier sur les réseaux sociaux que nous avons la clim!).

La lose.

 

PS : Et en plus, ma chaussure vient de se casser, snif.

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jeudi 6 juillet 2017

Faut que j'vous dise, on a eu une super idée de régime !

Ma collègue, qui gère les périodiques, s'amuse presque chaque semaine en découvrant le régime proposé par Femme actuelle. Oui, car Femme actuelle tient à tout prix à faire perdre du poids aux femmes. Femme actuelle n'aime pas les grosses, les femmes généreuses, les pin-up, les plantureuses, les femmes toutes en courbes et contre-courbes (j'aime bien me définir ainsi). Pour parvenir à rendre le physique des femmes uniforme, le magazine propose une multitudes de régimes tout aussi étonnant qu'invraisemblable : au citron, à l'ananas, celui de Cohen, de Weight Watchers ou encore à l'asiatique.

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En ce moment, nous préparons notre opération estivale : les sacs mystère ! Oui, je sais, une super idée originale que presque toutes les équipes de médiathèque ont ! Bref, elle cherchait des livres autour de la thématique « poil », mais plutôt, bêtes à poils, Petit Poilu ou Raoul la terreur. Dans ce but, elle a effectué une recherche sur notre logiciel. Elle est principalement tombée sur des titres dérivés de « poil » et notamment les poilus, ce qui ne correspondait pas vraiment à sa recherche. Je lui ai alors proposé de chercher avec « pilosité » puis « épilation ». Cette idée m'en a donné immédiatement une autre (car j'ai bien souvent le cerveau en ébullition dès qu'il s'agit d'avoir des idées farfelues) : un nouveau régime pour Femme Actuelle.

« Mesdames et Mesdemoiselles, perdez près d'un kilo en à peine une heure !!

Une méthode simple et rapide pour perdre du poids en un temps record. A peine douloureux, ce régime innovant vous surprendra par ces résultats, garantis à 100%. La rapide perte de poids peut varier entre 625g et 1,3kg. Pour y parvenir, c'est très simple, laissez tous vos poils pousser pendant au moins trois mois (c'est un régime rapide mais qui se prévoit sur du long terme). Cessez tout rasage, épilation ou autre méthode pour rendre ces zones imberbes. Une fois votre pilosité bien installée et fournie, épilez tout !! Vous serez surprise des effets sur votre balance ! »

 

Après, rien n'empêche de cumuler les régimes :  une demi-jambe / un ananas, l'autre demi-jambe / un carpaccio de pamplemousse à l'avocat, le maillot / une soupe miso !

 

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