Faut que j'vous dise

mardi 29 août 2017

Faut que j'vous dise, c'est la reprise !

Aujourd'hui, c'est la reprise.

D'où mon long silence aoûtien, je glandais. Enfin, presque. J'ai fait de la couture, lu plein de livres, fait plein de siestes et de temps en temps, je m'occupais de mes enfants !!

 

Point de dimanche soir dans l'angoisse pour moi, à stresser, à me triturer les cheveux, à avoir le ventre qui symptomatise l'angoisse de la fin des congés. C'est fou ce qu'un jour de décalage peut tout changer. Bon, après, agent très spécial au service de la lecture publique, ce n'est pas non plus le pire métier du monde. J'ai donc repris ce matin, joyeusement, accompagnée par le soleil que nous n'avions pas assez cotoyé durant les vacances.

 

Je me suis levée motivée. J'ai déjeuné dans le calme d'une maison endormie. J'ai fait mon sport dans la semi obscurité du jour naissant. Je me suis lavée au doux son des premiers réveils trop matinaux de notre progéniture. J'ai lâchement laissé l'homme gérait. Puis, j'ai quitté le domicile familial avant même d'avoir aperçu l'une de mes adorables têtes blondes.

 

Un carton plein de livres et de DVD à rendre dans le coffre, mon sac isotherme faisant son grand retour à la place du mort, j'étais prête à reprendre la route, direction : la médiathèque ! On the road again...

 

Je reprenais pleine d'espoir et de motivaation et un peu moins de fatigue.

Dès le début, l'informatique ne me laissa pas de répit tout en ne manquant pas de me surprendre. Ce matin, lorsque j'ai badgé en arrivant, enfin, au bout de 5 mn, le temps que l'ordinateur se mette en route, je fus surprise et interloquée en voyant l'heure de badgeage s'afficher : 9h44 ! Je regardai l'horloge, ma montre. Je fut saisie d'une incompréhension totale, j'étais pourtant partie à l'heure. Et ma collègue n'était pas encore là, il ne pouvait être déjà si tard dans la matinée ! Il s'avère que mon ordi avançait (et avance toujours) d'une heure. Il est à l'heure d'été 2018 ! Et la badgeuse semblait avoir décidé d'être en avance également. Heureusement, les pendules se sont remises à l'heure, du moins pour la badgeuse, dès ce midi.

Il m'a fallu attendre près d'une heure pour accéder à ma messagerie d'où ne manqueraient pas de m'attendre des centaines de mails en souffrance (en fait, 36). L'automate de prêt avait quand à lui décidé qu'il n'était pas utile d'être au maximum de ses fonctions tant que nous n'étions pas ouvert au public ! A l'heure de l'ouverture, tout fonctionnait (sauf l'horloge des ordinateurs).

Le quotidien professionnel reprend peu à peu ses droits. Les adhérents vont et viennent. Le renouvellement du fonds valorisé se met en place. Les premières recherches d'intervenants pour 2018 commencent. C'est reparti pour un an !

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dimanche 30 juillet 2017

Faut que j'vous dise, c'est une histoire fumante

Nos rencontres sont bien souvent brèves et éphémères. Il est vrai que je m'embrase rapidement et très vite, cela devient chaud entre nous. Finalement, j'ignore quasiment tout de lui. Je ne prends pas le temps de le laisser me raconter son histoire. Je le consume, je le dévore. Certains ont d'ailleurs meilleur goût que d'autres. Je n'aime pas le goût insipide des soit-disant autobiographies ou biographies de star d'un jour. Je n'apprécie guère le goût amer d'histoires douloureuses à la couverture sèche. Je m'amuse des surprises qu'ils représentent parfois. Un trou dans la couverture ou même, des poils qui dépassent ! Des tirettes, des éléments qui se soulèvent, se dévoilent, de surprenantes matières qui jalonnent les pages et me font un repas complet et varié.

Mais ceux que je préfère, ce sont les livres anciens. Les pages jaunies par le temps, les vieilles reliures, les pages cousues par le fil blanc. Le cuir, j'aime son contact. Je brûle ardemment, je le caresse de toute ma chaleur.

De nos histoires, il ne reste jamais que des cendres, souvenirs qui s'envolent au souffle d'un courant d'air.

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vendredi 28 juillet 2017

Faut que j'vous dise, moi aussi je suis connectée mais...

Avez-vous vue cette pub pour une banque qu'ils ont appelée : "La femme connectée" ?

Ce petit film publicitaire où on voit une jeune femme, assise sur son scooter et regarder son téléphone, écouteurs sur les oreilles avec une voix off qui dit : "Vous avez remarqué comme cette femme est connectée ? Elle regarde des vidéos sur son teléphone et pourtant, elle va au cinéma toutes les semaines."

Puis, on nous dit : "Elle a une bibliothèque dans la poche. Et pourtant, elle peut faire 50km pour une dédicace."

Enfin, on voit cette jeune femme esseulée dans un bus, la tête posée contre la vitre, les lumières de la ville se reflétant sur sa belle peau. "Elle a des milliers de morceaux de musique dans son téléphone et, pourtant elle va dans des festivals."

Et là, la voix off nous interpelle, nous questionne, nous interroge : "Pourquoi ?".

 

Et bien moi je vais vous le dire pourquoi ! Parce qu'elle n'a pas d'enfants !!!

J'adore mes petites terreurs mais depuis leur arrivée dans nos vies, le cinéma est une sortie occasionnelle et bien réfléchie. Je peux vous dire qu'on étudie, qu'on pose les pours et les contres, qu'on lit les critiques pour éviter de se déplacer pour un navet. On ne va pas gâcher la sortie cinématographique du semestre !

Elle a une bibliothèque dans la poche ! Elle a réussi à y foutre une liseuse ! Non parce que lire sur un portable, c'est pas terrible. Moi, je m'en fous, pas besoin de me la trimballer, j'y travaille. Et pour info, nous ne sommes pas une grande médiathèque mais nous avons tout de même un peu plus de 6600 livres (dont plus de 4650 romans) jeunesse et adulte, alors elle doit avoir la poche bien remplie la bougresse !! Et puis, moi aussi j'en ai déjà fait des kilomètres pour une dédicace, pas la peine de s'la péter. En plus, ils l'ont mise en petite fille sage, lunettes sur le nez et cheveux attachés ! Et puis, est-ce qu'il y a plus de mérite à faire 50km pour une dédicace que 5 ? La notion de distance est de surcroît subjective. Moi, c'est à peu près le trajet que je fais pour aller bosser, alors je relativise.

Et enfin, elle a des milliers de morceaux de musique dans son téléphone. Alors, elle mate des films, a des milliers de livres et de titres de chansons mais elle a une carte mémoire de combien de gigas ?! Et puis d'abord, est-ce qu'elle les a téléchargés légalement tous ces morceaux ?

Non parce que, finalement, ce que nous montre cette campagne publicitaire, c'est une femme sans enfants, avec un portable à la capacité énorme qui sort tout le temps et qui doit très certainement être financée par des parents friqués pour pouvoir faire et avoir tout ça ! Ou, cette banque fait des mégas crédits et ce qu'on voit, c'est une endettée naïve qui ne se rend pas compte de ce qui va lui tomber dessus !

 

Bon aller, je vous mets le lien, pour faire votre jugement.

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mardi 18 juillet 2017

Faut que j'vous dise, Simone de Beauvoir s'égare

Depuis la fin du mois de juin, nous préparons nos sacs mystère. Le principe, quatre à sept documents choisis autour d'un même thème, de l'album au CD en passant par le roman, le périodique ou encore le DVD. Emballés dans des journaux recyclés (pour résister encore un peu à la curiosité des adhérents) et mis en sac avec comme seul indice, un nom mystérieux (enfin, on essaie). Bref, nous étions en train de les préparer. Je voulais en faire un sur les femmes, en l'honneur des femmes, pour les femmes. Probablement touchée par le départ de Simone Veil, peut-être une façon inconsciente de lui rendre hommage, car la lutte est loin d'être terminée. Bien sûr, l'évidence était déjà de mettre un ouvrage la concernant. Mais, pas de chance (et en même temps, tant mieux), le seul livre que nous avions venait d'être emprunté. Je me rabats donc sur l'autre Simone ! Elle est en rayon ! Enfin, le livre sa biographie. Mais je ne le retrouve pas.

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Quelle est cette malédiction soudaine qui nous frappe et nous empêche de mettre les livres qu'on veut dans nos sacs ?! Déjà, Raoul était porté disparu. Pourtant, avec ses beaux poils rouges, impossible de le louper. Et maintenant Simone. Heureusement pour mon sac, Rosa Parks et Olympe de Gouges viennent à mon secours. Mais tout de même, ça m'embête. Avec ma collègue, nous cherchons, nous regardons, nous scrutons les rayons, mais pas de trace de cette femme engagée.

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Il faut parfois laisser le temps au temps. Ainsi, alors que je cherche le livre « avec un lapin et une maison » que me demande une jeune adhérente, mon regard se pose sur nos bacs à albums pour y découvrir avec autant de joie que de surprise teintée d'incompréhension : Raoul la terreur ! Dans le bac où il est sensé être, mystérieusement réapparu.

Quelques jours plus tard, alors que je cherchais une bande dessinée pour mon sac « Summer », je tombe nez à nez avec Simone ! Mais que faisait-elle ici ?! Le goût de l'indépendance, de l'aventure, du voyage... Allez savoir. Les femmes comme elles ne doivent sûrement pas être du genre à rester planter là, sur une étagère en attendant que quelqu'un ne les y ôte, les feuillette et les lise. Elles partent en quête d'un ailleurs, veulent découvrir le monde qui les entoure, faire des rencontres, ne pas s'enfermer au milieu de ses semblables mais connaître ceux qui sont différents. Je ne peux plus la mettre dans mon sac. Mais qu'importe, je l'emmènerai avec moi en vacances (et peut-être le sac « Beau Sexe » aussi) et toutes ensemble, nous serons libres de vivre de beaux moments.

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samedi 15 juillet 2017

Faut que j'vous dise, elle était peut-être atteinte du syndrome de Narcisse

Il y a peu, nous avions cru que face à l'horreur, au drame et autres soucis récurrents, une de nos visiteuses avait préféré mettre fin à cette pénible existence.

 

Peut de temps après, une de ces congénères avait décidé d'élier domicile dans ce une pièce désormais vaccant qu'est notre lieu d'aisance. Toute neuve dans notre structure (du moins est-ce ce que nous supposons), elle prend ses marques. Et pas n'importe lesquelles.

En effet, on ne le dit pas assez, mais les femmes (et certains hommes aussi), ne sont pas les seuls créatures coquettes. Ainsi, notre nouvelle locataire a-t-elle élu domicile sur le miroir ! Elle se mire et s'admire. Il est vrai que son esprit complexe ne nous a pas vraiment permis de savoir si elle prenait plaisir à se voir et se toucher au travers de la surface réfléchissante. Ou si, elle prenait son reflet pour une ennemie qu'elle tentait de combattre de ses frêles petites pattes.

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Quoiqu'il en soit, sa présence et son attitude nous font voir d'un jour nouveau le drame de sa collègue. Peut-être cette dernière était-elle simplement narcissique et voulait admirer à loisir son reflet dans l'eau des cabinets (quelle idée franchement!). Et comme Narcisse, de tant d'amour pour soi, son âme et son corps ont été emportés par l'objet du délit (et surtout par la chase d'eau!).

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